Un peu de torture morale et de souffrance physique suffisent : ça s'appelle l'ijime et c'est typiquement japonais...
L'ijime est un terme qui
désigne les brimades que
subissent ceux qui sont
exclus d'un groupe parce
qu'ils sont « différents ».
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FAIRE LA CHASSE AU CLOU QUI DEPASSE...
Très présent dans le milieu scolaire ( surtout au lycée ) , ce phénomène se poursuit jusque dans le milieu professionnel et dans la vie quotidienne des Japonais.
En effet , l'ijime obéit à une règle qui régit toute la société nippone dans son ensemble :
la collectivité supplante l'individu.
Ainsi , il est interdit de s'isoler et de se distinguer des autres ( ceci serait perçu comme un refus de solidarité , une attitude de faiblesse , un déshonneur voire même une trahison ! ).
Il convient donc , en toute occasion , de « faire la chasse au clou qui dépasse ».
Problème : être victime d'une ijime est psychologiquement très dur à supporter.
Beaucoup d'élèves brimés et harcelés jusqu'à l'épuisement ne trouve de délivrance que par le suicide...
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L'IJIME A L'ECOLE : LE CALVAIRE DE L'ELEVE KIYOTERU
Fin 1994 , le suicide d'un collégien de 13 ans prénommé Kiyoteru défraya la chronique et fut à l'origine d'un grand débat de société sur le thème de l'ijime.
Persécuté depuis le CM2 , recevant des coups à la moindre occasion , Kiyoteru se faisait constamment racketté ( il subtilisa à sa famille environ 8 500 euros au total pour « satisfaire » ses camarades de classe ! ).
Contraint de faire le larbin pour les autres , on l'obligea à se promener en slip dans le gymnase et à quatre pattes comme un chien devant le supermarché local , à acheter des cassettes vidéos pornos et à se masturber devant ses camarades...
Un matin , il fut retrouvé pendu à un arbre du jardin de sa maison. Avant de mourir , il laissa à ses parents une lettre qui témoignait du calvaire qu'il avait subi et qui l'avait poussé à se suicider.
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ET LES ADULTES DANS L'HISTOIRE ?
Beaucoup d'éducateurs japonais considèrent l'ijime comme un rite d'initiation adolescent nécessaire à la structuration psychique de l'individu et refusent de se mêler de ces histoires de
« gamins »
Pire , il n'est pas rare que le professeur soit le premier à inciter la mise au pas de l'élève qui perturbe l'harmonie du groupe.
Quant aux parents , il faut bien souvent attendre le suicide de leur enfant pour qu'ils prennent enfin conscience du phénomène...
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L'IJIME EN QUELQUES CHIFFRES :
D'après une enquête menée auprès de 990 lycéens de terminale publiée en mars 1995 par le groupe de presse Recruit :
77 % d'entre eux affirment avoir été personnellement témoins de séances d'ijime.
53 % d'entre eux affirment avoir été victimes d'ijime
32 % d'entre eux reconnaissent avoir brimé un de leurs camarades
D'après les statistiques officielles du Ministère de l'Education nationale japonais :
69 355 cas déclarés de brimades entre élèves en 1996 dont près de 35 000 cas entre collégiens.
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QUESTIONS :
1 - QUE PENSEZ-VOUS DE L'IJIME ?
2 - AVEZ-VOUS DEJA ETE VICTIME DE BRIMADES DANS VOTRE SCOLARITE ?
3 - AVEZ-VOUS DEJA ETE LE TEMOIN DE BRIMADES PARTICULIEREMENT "EXTRÊMES" ENVERS QUELQU'UN SIMPLEMENT PARCE QU'IL ETAIT DIFFERENT ?
