"A l'époque de "boom des lycéennes", entre 1995 et 1998, apparut dans les rues de Tokyo une nouvelle mode adolescente qui semblait êttre une réponse à l'image des jeunes étudiantes donnée par les médias. Les adeptes de cette mode étaient désignées par le terme kogyaru, contraction de l'idéogramme kô (de kôsei, élève d'école supérieur) associé au mot anglais girl, devenu gyaru en japonais."
Les uniformes scolaires de style kogyaru rappelaient l'accoutrement débraillés que portent les jeunes étudiantes dans l'imagerie pornographique japonaise pour adultes.
Les jupes retroussées devenaient des minijupes et les chaussettes réglemantaires laissaient la place à des rûzu sokkusu (loose socks), des mi-bas blancs retombant sur les chevilles. Ce détail symbolisait un signe de lassitude : il devait suggérer un contraste net avec l'image officiel de l'étudiante pure et impeccablement soignée
